Je viens de tomber sur une vidéo et je ne résiste pas à l'envie de vous la faire partager.
Visiblement, It all comes back to you est à l'initiative du WWF et de l'IUCN (Union Internationale pour la conservation de la nature).
Alors faite bien attention, pour tout ce que vous ferez de mal contre la nature, vous serez punis...
jeudi 23 octobre 2008
dimanche 19 octobre 2008
Petit récit de notre GR20, étape par étape, le sud
Comme promis, voici la suite de notre GR20, après la partie nord, la partie sud.
Mardi 9 septembre : Journée de repos a Vizzavona
Repos
Comme nous avons un jour d'avance et que nos muscles et articulations ne seraient pas contre un peu de repos, on décide de faire un break. L'hôtel est fort agréable et se prête bien à notre pause. En outre, le train est bien pratique puisqu'on va jusqu'à Corte pour renflouer les caisses en médicaments, pommades décontractantes et autres doubles peau.
Etape 10 - Mercredi 10 septembre : Vizzavona - E Capanelle
Forêt
Le sud est definitivement plus hospitalier que le nord. Ici, on marche dans la forêt, et à flan de colinne.
Capanelle n'offre pas de bivouac attrayant alors on opte pour le gite avec ses minuscules chambres. La soirée se passe à debattre de l'itinéraire du lendemain mais finalement, on optera pour la classique, histoire de ménager les articulations et de pousser jusqu'a Prati.
Etape 11 - Jeudi 11 septembre : E Capanelle - Refuge de Prati
Plateau
La première partie de cette étape est un peu monotone, mais l'ascension vers la Boca d'Oru est plutôt sympa. Quant à l'arrivée sur le plateau au-dessus, avant d'arriver au refuge de Prati, c'est tout simplement magnifique. Et malgré le vent, Prati reste surement l'un des plus beaux bivouacs du GR20.
Etape 12/13 - Vendredi 12 septembre : Refuge de Prati - Bergerie de I Croce
Cretes, plateaux
Aujourd'hui, on opte pour une variante hors des sentiers battus (ne la cherchez pas dans vos guides, elle n'y est pas). En fait, c'est un guide et des gardiens de refuge qui nous l'on conseillée. Le temps ne s'annonçant pas au mieux pour le lendemain, on décide donc de passer par la bergerie de I Croce qui va nous eviter de faire les crêtes sous la pluie (voire la neige)
Nous nous engageons donc sur le magnifique chemin des crêtes, ou les vues de part et d'autre sont juste magnifiques.
Mais ce n'est pas tout. Arrivés au refuge de Usciolu (super accueil et super appro), nous continuons sur le GR classique pour arriver au sublime plateau de Cuscionu, et c'est là que nous bifurquons pour trouver notre bergerie d'I Croce apres plus de 25km.(nos traces GPS sont dispos si cela vous intéresse)
Le propriétaire, Jean-Louis, nous a sûrement donné l'un des plus beau accueil de notre GR.
Etape 13/14 - Samedi 13 septembre : Bergerie de I Croce - Col de Bavella
Encore une longue etape aujourd'hui. Le mauvais temps, essentiellement du vent, mais en rafales monumentales, nous contraint à avancer assez vite et à eviter l'itinéraire alpin des aiguilles de Bavela.
Au col du même nom, nous avons quelques diffucultés à nous loger car ici, pas de bivouac, mais nous atterrissons finalement dans une caravane qui permettra à la moitié d'entre nous de nous abriter du vent, l'autre moitié ayant quand même dormi en tente.
Etape 14/15 Dimanche 14 septembre : Col de Bavella - Conca
Baignade possible
Notre dernière étape, qui va nous faire finir le GR20 avec 1 jour d'avance sur notre planning. Et c'est tant mieux apparemment. En effet, quand nous arrivons au très chouette refuge de I Paliri, le gardien nous annonce qu'il neige sur les crêtes qu'on a foulées quelques jours avant.
Nous amorçons donc notre descente vers Conca le cœur léger, en savourant les dernières montées au pas de course. Le paysage est vraiment grandiose quand la côte se découpe enfin devant nous. Bientôt, nous serons dans l'eau turquoise.
Histoire de nous faire bien savourer cette dernière partie, on a même droit à un superbe orage juste avant de plonger dans le maquis.
Notre aventure s'achève ici, au gite de Conca. Fatigués, heureux d'avoir accompli ce trek inoubliable, mais aussi le cœur un peu serré que cette aventure la soit déjà terminée. Vivement la prochaine et qu'elle soit encore plus longue et intense que celle ci !
Mardi 9 septembre : Journée de repos a Vizzavona
Repos
Comme nous avons un jour d'avance et que nos muscles et articulations ne seraient pas contre un peu de repos, on décide de faire un break. L'hôtel est fort agréable et se prête bien à notre pause. En outre, le train est bien pratique puisqu'on va jusqu'à Corte pour renflouer les caisses en médicaments, pommades décontractantes et autres doubles peau.
Etape 10 - Mercredi 10 septembre : Vizzavona - E Capanelle
Forêt
Le sud est definitivement plus hospitalier que le nord. Ici, on marche dans la forêt, et à flan de colinne.
Capanelle n'offre pas de bivouac attrayant alors on opte pour le gite avec ses minuscules chambres. La soirée se passe à debattre de l'itinéraire du lendemain mais finalement, on optera pour la classique, histoire de ménager les articulations et de pousser jusqu'a Prati.
Etape 11 - Jeudi 11 septembre : E Capanelle - Refuge de Prati
Plateau
La première partie de cette étape est un peu monotone, mais l'ascension vers la Boca d'Oru est plutôt sympa. Quant à l'arrivée sur le plateau au-dessus, avant d'arriver au refuge de Prati, c'est tout simplement magnifique. Et malgré le vent, Prati reste surement l'un des plus beaux bivouacs du GR20.
Etape 12/13 - Vendredi 12 septembre : Refuge de Prati - Bergerie de I Croce
Cretes, plateaux
Aujourd'hui, on opte pour une variante hors des sentiers battus (ne la cherchez pas dans vos guides, elle n'y est pas). En fait, c'est un guide et des gardiens de refuge qui nous l'on conseillée. Le temps ne s'annonçant pas au mieux pour le lendemain, on décide donc de passer par la bergerie de I Croce qui va nous eviter de faire les crêtes sous la pluie (voire la neige)
Nous nous engageons donc sur le magnifique chemin des crêtes, ou les vues de part et d'autre sont juste magnifiques.
Mais ce n'est pas tout. Arrivés au refuge de Usciolu (super accueil et super appro), nous continuons sur le GR classique pour arriver au sublime plateau de Cuscionu, et c'est là que nous bifurquons pour trouver notre bergerie d'I Croce apres plus de 25km.(nos traces GPS sont dispos si cela vous intéresse)
Le propriétaire, Jean-Louis, nous a sûrement donné l'un des plus beau accueil de notre GR.
Etape 13/14 - Samedi 13 septembre : Bergerie de I Croce - Col de Bavella
Encore une longue etape aujourd'hui. Le mauvais temps, essentiellement du vent, mais en rafales monumentales, nous contraint à avancer assez vite et à eviter l'itinéraire alpin des aiguilles de Bavela.
Au col du même nom, nous avons quelques diffucultés à nous loger car ici, pas de bivouac, mais nous atterrissons finalement dans une caravane qui permettra à la moitié d'entre nous de nous abriter du vent, l'autre moitié ayant quand même dormi en tente.
Etape 14/15 Dimanche 14 septembre : Col de Bavella - Conca
Baignade possible
Notre dernière étape, qui va nous faire finir le GR20 avec 1 jour d'avance sur notre planning. Et c'est tant mieux apparemment. En effet, quand nous arrivons au très chouette refuge de I Paliri, le gardien nous annonce qu'il neige sur les crêtes qu'on a foulées quelques jours avant.
Nous amorçons donc notre descente vers Conca le cœur léger, en savourant les dernières montées au pas de course. Le paysage est vraiment grandiose quand la côte se découpe enfin devant nous. Bientôt, nous serons dans l'eau turquoise.
Histoire de nous faire bien savourer cette dernière partie, on a même droit à un superbe orage juste avant de plonger dans le maquis.
Notre aventure s'achève ici, au gite de Conca. Fatigués, heureux d'avoir accompli ce trek inoubliable, mais aussi le cœur un peu serré que cette aventure la soit déjà terminée. Vivement la prochaine et qu'elle soit encore plus longue et intense que celle ci !
mercredi 15 octobre 2008
Yann Arthus-Bertrand installé à l'Académie des Beaux-Arts
J'ai eu le privilège cet après-midi (pas en tant que bloggeuse, mais ça viendra) d'assister à l'installation (et oui, c'est comme ça que ça se dit) de Yann Arthus-Bertrand sous la coupole à l'Institut de France.
J'avais déjà eu la chance d'assister a sa remise de médaille de l'ordre du mérite a l'Élysée, mais je dois avouer que cette fois-ci, c'était encore plus fort, notamment grâce aux superbes discours. Celui de M. Pierre Schoendoerffer, cinéaste ayant traversé les guerres nous a raconté la belle histoire de M. Arthus Bertrand.
Mais c'est celui du principal intéressé qui m'a surtout touchée. Il a en effet prononcé un discours profondément humaniste, optimiste et nature. Il a parlé de ses modèles : les lions, qui l'ont fait devenir photographe, la terre qui est pour lui le plus bel exemple de développement durable et les gens, au cœur de sa prochaine expo, 6 milliards d'autres. Au dela de tout cela, il a surtout exorté l'assemblée a s'engager en disant que militer pour une cause rendait heureux, je veux bien le croire.
Pour plus de details, voici la news de l'AFP
J'avais déjà eu la chance d'assister a sa remise de médaille de l'ordre du mérite a l'Élysée, mais je dois avouer que cette fois-ci, c'était encore plus fort, notamment grâce aux superbes discours. Celui de M. Pierre Schoendoerffer, cinéaste ayant traversé les guerres nous a raconté la belle histoire de M. Arthus Bertrand.
Mais c'est celui du principal intéressé qui m'a surtout touchée. Il a en effet prononcé un discours profondément humaniste, optimiste et nature. Il a parlé de ses modèles : les lions, qui l'ont fait devenir photographe, la terre qui est pour lui le plus bel exemple de développement durable et les gens, au cœur de sa prochaine expo, 6 milliards d'autres. Au dela de tout cela, il a surtout exorté l'assemblée a s'engager en disant que militer pour une cause rendait heureux, je veux bien le croire.
Pour plus de details, voici la news de l'AFP
vendredi 10 octobre 2008
Petit récit de notre GR20, étape par étape, le nord
Après 14 jours de marche, nous avons accompli notre GR20, avec le Monte Cinto en prime. Depuis quelques semaines que nous sommes rentrés tout cela semble déjà bien loin, mais rien de tel qu'un récit pour se replonger dans son trek.
Pour le côté pratique, nous avons diné en refuge et dormi en tente la plupart du temps sauf exception. Pour ce qui est du déjeuner, nous nous sommes approvisionnés (plus ou moins selon les stocks des refuges) en pain, saucisson et fromage dans les réfuges quasi quotidiennement.
Voici la permiere partie du recit, la partie nord du GR20. Pour le partie sud, c'est ici.
Étape 1 - Dimanche 31 aout : Calenzana - Refuge d'Orto di u Piobbu
Panoramas
Cette première journée qui nous fait prendre pas mal d'altitude est longue, mais nous semble plutôt courte : on commence a marcher de bonne heure (7h15) et surtout, on est tout frais. Au fur et a mesure que l'on s'élève, les vues de la baie de Calvi sont magnifiques.
Des le premier jour, le GR20 se révèle avec ses panoramas exceptionels et ses montées ou il faut sortir les mains de ses poches.
Étape 2 - Lundi 1er septembre : Refuge d'Orto di u Piobbu - Refuge de Carrozzu
Crêtes et baignade
Première nuit, première victime de la gastro, mais le mal est vite balayé. En résume aujourd'hui, une grande montée, puis une grande descente où on est bien content d'arriver en bas. Premier passage sur les crêtes : premières sensation de ce qu'est le cœur du GR20, un survol des cimes...
En poussant encore 15 minutes après le refuge, on peut se baigner au niveau de la passerelle, et cela en vaut vraiment la peine.
Etape 3 - Mardi 2 septembre : Refuge de Carrozzu - Haut Asco
Crêtes
La première partie de cette journée, la montée dans les gorges granitiques a été l'une de mes ascensions préférée du GR20, à la fraiche sur ces grande dalles de pierres, un régal. D'autant plus que la vue au col est tout simplement magnifique. Comme finalement, nous avalons vite l'étape, nous faisons une longue pause sur les crêtes avant de plonger vers Haut Asco et cela vaut bien la peine de s'arrêter un moment pour profiter du spectacle avec la chaine du Cinto qui défile devant nous.
A Haut Asco, nous optons pour le gite (avec douche chaude) plutôt que le bivouac et pour le restaurant délicieux. (Le Chalet)
Etape 4 - Mercredi 3 septembre : Monte Cinto (Cintu) 2707m
Sommet, baignade possible
Aujourd'hui, une étape hors GR, car nous souhaitons découvrir le point culminant de la Corse. La montée est assez agréable dans sa première partie, mais le devient beaucoup moins quand on attaque le grand pierrier. L'arrivée à la crête est assez décevante : on pense qu'on est tout prêt du sommet, mais il faut encore une bonne heure pour y accéder et surtout encore pas mal de dénivelé positif et négatif. Le sommet est magnifique, même si nous n'y restons que trop peu de temps. Et la descente est looooongue et caillouteuse. Si longue qu'arrivés en bas, on n'a même plus la force de se baigner dans les magnifiques piscines naturelles.
Et pour oublier cette trop longue descente, nous nous ruons dès notre arrivée sur les fondants aux châtaignes du Chalet... Vive la montagne:-)
Étape 5 - Jeudi 4 septembre : Haut Asco - Bergerie de Ballone
Cirque de la Solitude, baignade
C'est aujourd'hui l'une des étapes les plus emblématique du GR20 : le Cirque de la Solitude. L'ascension vers le fond du vallon est plutôt tranquille. Au niveau de la crête et avant de descendre dans le cirque, il fait un vent a décorner les bœufs. La traversée du cirque mythique qui consiste en fait à le descendre puis le remonter est un passage qui peut sembler impressionnant mais qui m'a paru plutôt ludique : grimper avec ses mains, ça change un peu !
Après un pique-nique (l'éternel saucisson, pain, fromage canistrelli) à flan de montagne, on finit de descendre jusqu'aux bergeries de Ballone, de maniere a equilibrer avec l'etape du lendemain qui s'annoncait un peu courte sinon.
Aux bergeries, on remplace la douche par un bon bain dans la rivière : délicieux.
Étape 6 - Vendredi 5 septembre : Bergerie de Ballone - Col de Vergio
Retour de la verdure, baignade
Apres une chouette montée à flan de côteau et en forêt, on passe un col qui nous amène dans un vallon herbeux et doux. Et c'est un vrai plaisir de retrouver de l'herbe après toute la caillasse que l'on a rencontrée. On s'arrête prendre un café au refuge de Ciottulu à i Mori qui offre un magnique panorama sur la vallee du Golu. Puis la descente est tranquille, d'abord sur les crêtes puis le long de la rivière.
Et parce qu'on a un duo de vaillants gaillard dans la troupe (Dams et Gillou), on se paye meme le luxe de manger des miaccioli (délicieuse specialité corse de pain fourré au fromage de brebis) qui viennent de la bergerie à 3 km en contrebas au bord d'une suberbe piscine naturelle.
On termine notre journee au gite bien confortable du col de Vergio.
Étape 7 - Samedi 6 septembre : Col de Vergio - Refuge de Manganu
Lac de Ninu, baignade
Une étape assez tranquile aux paysages de Nouvelle Zelande !
Les cols venteux aux arbres tordus nous inspirent de belles photos et le lac de Ninu nous apaise par son panorama aux formes harmonieuses.
En descendant vers le refuge de Manganu, on achète du fromage a la Bergerie de Vaccaghia : ce n'est pas la meilleures idée qu'on ait eu sur notre parcours, il était imangeable !
Au refuge de Manganu, on opte pour la riviere à nouveau plutot que la douche et on profite bien du soleil et moins du diner...
Etape 8 - Dimanche 7 septembre : Refuge de Manganu - Refuge de Petra Piana
Crêtes, lacs (vus d'en haut)
A nouveau aujourd'hui, on a deux malades dont moi... Pourtant la journée est vraiment magnifique avec la montée sur les crêtes et la traversée du cirque surplombant les deux magnifiques lacs d'altitude de Capitello, et de Melo. Pour Gillou et pour moi, c'est un vrai challenge et on sieste au col de Rinoso. On arrive avec soulagement au refuge de Petra Piana où le gardien est pour le moins atypique (attention, il va bientot fermer pour aller faire sa sieste).
Le brouillard se lève rapidement en fin de journee (enfin, Gillou et moi on dort pendant ce temps là) et on est contraints de manger à l'interieur où il a beaucoup de malades et peu de place...
La nuit est très très ventée et on se reveille e matin converts de poussière. Vivement Vizzavona !
Etape 9 - Lundi 8 septembre : Refuge de Petra Piana - Vizzavona
Cretes (Variante)
Aujourd'hui dans le groupe c'est pas moins de quatre personnes qui sont malades, mais quatre nouveaux ! Histoire que chacun y passe a tour de rôle.
Malgré tout, on décide de doubler l'étape car il paraît que le refuge d'Onda n'est pas extraordinaire. On opte aussi pour la variante au depart de Petra Piana qui est sensée nous faire gagner 1h30. Je dis "sensé" parce que nous avons eu du mal a trouver et suivre les traces de la variante au départ. Alors soyez vigilants.
Mais cette variante est réellement manifique, à faire absoluement. On apperçoit les côtes de part et d'autre de la montagne, c'est tout simplement magique.
L'ascension jusqu'a la Punta Muratello n'est finalement pas si longue que cela, contrairement à sa descente jusqu'a Vizzavona qui elle n'en finit pas, surtout dans la forêt vers la fin.
Mais arrivés au hameau, on décide de se faire bichonner et d'aller dormir à l'hôtel, parce qu'on le mérite bien.
Pour le côté pratique, nous avons diné en refuge et dormi en tente la plupart du temps sauf exception. Pour ce qui est du déjeuner, nous nous sommes approvisionnés (plus ou moins selon les stocks des refuges) en pain, saucisson et fromage dans les réfuges quasi quotidiennement.
Voici la permiere partie du recit, la partie nord du GR20. Pour le partie sud, c'est ici.
Étape 1 - Dimanche 31 aout : Calenzana - Refuge d'Orto di u Piobbu
Panoramas
Cette première journée qui nous fait prendre pas mal d'altitude est longue, mais nous semble plutôt courte : on commence a marcher de bonne heure (7h15) et surtout, on est tout frais. Au fur et a mesure que l'on s'élève, les vues de la baie de Calvi sont magnifiques.
Des le premier jour, le GR20 se révèle avec ses panoramas exceptionels et ses montées ou il faut sortir les mains de ses poches.
Étape 2 - Lundi 1er septembre : Refuge d'Orto di u Piobbu - Refuge de Carrozzu
Crêtes et baignade
Première nuit, première victime de la gastro, mais le mal est vite balayé. En résume aujourd'hui, une grande montée, puis une grande descente où on est bien content d'arriver en bas. Premier passage sur les crêtes : premières sensation de ce qu'est le cœur du GR20, un survol des cimes...
En poussant encore 15 minutes après le refuge, on peut se baigner au niveau de la passerelle, et cela en vaut vraiment la peine.
Etape 3 - Mardi 2 septembre : Refuge de Carrozzu - Haut Asco
Crêtes
La première partie de cette journée, la montée dans les gorges granitiques a été l'une de mes ascensions préférée du GR20, à la fraiche sur ces grande dalles de pierres, un régal. D'autant plus que la vue au col est tout simplement magnifique. Comme finalement, nous avalons vite l'étape, nous faisons une longue pause sur les crêtes avant de plonger vers Haut Asco et cela vaut bien la peine de s'arrêter un moment pour profiter du spectacle avec la chaine du Cinto qui défile devant nous.
A Haut Asco, nous optons pour le gite (avec douche chaude) plutôt que le bivouac et pour le restaurant délicieux. (Le Chalet)
Etape 4 - Mercredi 3 septembre : Monte Cinto (Cintu) 2707m
Sommet, baignade possible
Aujourd'hui, une étape hors GR, car nous souhaitons découvrir le point culminant de la Corse. La montée est assez agréable dans sa première partie, mais le devient beaucoup moins quand on attaque le grand pierrier. L'arrivée à la crête est assez décevante : on pense qu'on est tout prêt du sommet, mais il faut encore une bonne heure pour y accéder et surtout encore pas mal de dénivelé positif et négatif. Le sommet est magnifique, même si nous n'y restons que trop peu de temps. Et la descente est looooongue et caillouteuse. Si longue qu'arrivés en bas, on n'a même plus la force de se baigner dans les magnifiques piscines naturelles.
Et pour oublier cette trop longue descente, nous nous ruons dès notre arrivée sur les fondants aux châtaignes du Chalet... Vive la montagne:-)
Étape 5 - Jeudi 4 septembre : Haut Asco - Bergerie de Ballone
Cirque de la Solitude, baignade
C'est aujourd'hui l'une des étapes les plus emblématique du GR20 : le Cirque de la Solitude. L'ascension vers le fond du vallon est plutôt tranquille. Au niveau de la crête et avant de descendre dans le cirque, il fait un vent a décorner les bœufs. La traversée du cirque mythique qui consiste en fait à le descendre puis le remonter est un passage qui peut sembler impressionnant mais qui m'a paru plutôt ludique : grimper avec ses mains, ça change un peu !
Après un pique-nique (l'éternel saucisson, pain, fromage canistrelli) à flan de montagne, on finit de descendre jusqu'aux bergeries de Ballone, de maniere a equilibrer avec l'etape du lendemain qui s'annoncait un peu courte sinon.
Aux bergeries, on remplace la douche par un bon bain dans la rivière : délicieux.
Étape 6 - Vendredi 5 septembre : Bergerie de Ballone - Col de Vergio
Retour de la verdure, baignade
Apres une chouette montée à flan de côteau et en forêt, on passe un col qui nous amène dans un vallon herbeux et doux. Et c'est un vrai plaisir de retrouver de l'herbe après toute la caillasse que l'on a rencontrée. On s'arrête prendre un café au refuge de Ciottulu à i Mori qui offre un magnique panorama sur la vallee du Golu. Puis la descente est tranquille, d'abord sur les crêtes puis le long de la rivière.
Et parce qu'on a un duo de vaillants gaillard dans la troupe (Dams et Gillou), on se paye meme le luxe de manger des miaccioli (délicieuse specialité corse de pain fourré au fromage de brebis) qui viennent de la bergerie à 3 km en contrebas au bord d'une suberbe piscine naturelle.
On termine notre journee au gite bien confortable du col de Vergio.
Étape 7 - Samedi 6 septembre : Col de Vergio - Refuge de Manganu
Lac de Ninu, baignade
Une étape assez tranquile aux paysages de Nouvelle Zelande !
Les cols venteux aux arbres tordus nous inspirent de belles photos et le lac de Ninu nous apaise par son panorama aux formes harmonieuses.
En descendant vers le refuge de Manganu, on achète du fromage a la Bergerie de Vaccaghia : ce n'est pas la meilleures idée qu'on ait eu sur notre parcours, il était imangeable !
Au refuge de Manganu, on opte pour la riviere à nouveau plutot que la douche et on profite bien du soleil et moins du diner...
Etape 8 - Dimanche 7 septembre : Refuge de Manganu - Refuge de Petra Piana
Crêtes, lacs (vus d'en haut)
A nouveau aujourd'hui, on a deux malades dont moi... Pourtant la journée est vraiment magnifique avec la montée sur les crêtes et la traversée du cirque surplombant les deux magnifiques lacs d'altitude de Capitello, et de Melo. Pour Gillou et pour moi, c'est un vrai challenge et on sieste au col de Rinoso. On arrive avec soulagement au refuge de Petra Piana où le gardien est pour le moins atypique (attention, il va bientot fermer pour aller faire sa sieste).
Le brouillard se lève rapidement en fin de journee (enfin, Gillou et moi on dort pendant ce temps là) et on est contraints de manger à l'interieur où il a beaucoup de malades et peu de place...
La nuit est très très ventée et on se reveille e matin converts de poussière. Vivement Vizzavona !
Etape 9 - Lundi 8 septembre : Refuge de Petra Piana - Vizzavona
Cretes (Variante)
Aujourd'hui dans le groupe c'est pas moins de quatre personnes qui sont malades, mais quatre nouveaux ! Histoire que chacun y passe a tour de rôle.
Malgré tout, on décide de doubler l'étape car il paraît que le refuge d'Onda n'est pas extraordinaire. On opte aussi pour la variante au depart de Petra Piana qui est sensée nous faire gagner 1h30. Je dis "sensé" parce que nous avons eu du mal a trouver et suivre les traces de la variante au départ. Alors soyez vigilants.
Mais cette variante est réellement manifique, à faire absoluement. On apperçoit les côtes de part et d'autre de la montagne, c'est tout simplement magique.
L'ascension jusqu'a la Punta Muratello n'est finalement pas si longue que cela, contrairement à sa descente jusqu'a Vizzavona qui elle n'en finit pas, surtout dans la forêt vers la fin.
Mais arrivés au hameau, on décide de se faire bichonner et d'aller dormir à l'hôtel, parce qu'on le mérite bien.
mercredi 1 octobre 2008
GR20, notre périple en bref

Et voilà, nous sommes de retour de l'île de Beauté, après avoir boucle le GR20, comme prévu. Nous avons donc avalé nos 200km et 10.000m de dénivelé. Mais avant tout, nous nous sommes régalés sur ce parcours éblouissant et surprenant. Alors oui, le GR20 est largement à la hauteur de sa réputation, ardu, exigeant, mais tellement magnifique.
Avant de vous livrer les détails de notre trek, en voici un aperçu, ainsi que les réponses à des questions que l'on se pose souvent avant de partir.
Nos dates ou quand partir?
Après avoir longuement hésité entre juin et septembre, nous avons finalement opté pour la fin de l'été, même s'il semble, aux dires des gardiens de refuge que cette période soit encore plus fréquentée que juillet-août... Nous n'avons pas eu à nous plaindre de la foule pour autant.
Le sens: nord-sud ou sud nord?
Nous avons choisi la voie nord sud et ce, pour les raisons suivantes : passer le difficile en premier, suivre le sens des topos et finir par les belles plages de Porto-Vecchio, supposées les plus belles. Et nous n'avons pas été déçus par notre choix.
Nous avions lu que les côtes étaient plus ombragées en marchant sud-nord. Nous avons pu vérifier qu'elles étaient toutes ombragées dans le sens nord-sud... Je pense donc qu'il faut avant tout partir très tôt (pour l'ombre) et que tout marcheur vous dira que le sens dans le lequel il a fait le GR est le meilleur...
Quel temps a-t-il fait?
Dans l'ensemble, nous avons eu très beau temps. Nous avions pris des sacs de couchage dont la zone de confort est autour de 8°et nous n'avons jamais eu froid. Nous avons eu du vent en passant sur les crêtes sur la partie sud, et d'énormes rafales les nuits à Petra Piana et à Prati, mais les tentes ont toutes tenu le coup.
Le budget, ou combien avons-nous dépensé?
Autant le dire, nous ne nous sommes pas privés : nous avons opté pour le gite ou l'hôtel quand c'était possible (Castel di Vergio, Vizzavona...), nous avons célébré chacune de nos arrivées au refuge par des bierres... Et nous en avons eu pour environ 850€ par personne. Nous avions pris 700€ en liquide et avons pu utiliser nos carte bancaire ou chèque à Castel di Vergio, au Chalet à Haut Asco, Vizzavone et à Conca.

Quels topos avons-nous suivi?Nous avions en fait le topo classique du GR20 édité par la FFRP et le topo de Globerando, La Corse par les sommets. Les deux se complètent plutôt bien. Le premier donne un certain nombre de détails sur le terrain traversé mais est moins pertinent sur les temps (souvent sur estimés) et les niveaux de difficulté (parfois sous estimés). Le second qui se présente sous la forme d'une carte, offre moins de détails sur l'itinéraire mais est plus précis pour les temps et donne des indications intéressantes.
C'est donc pas mal de partir avec ces deux topos dans le sac.
L'équipe
Nous étions neuf pour vivre cette aventure.
Nous sommes tous relativement sportifs (à raison de pratiquer une activité sportive au moins une fois par semaine) et nous nous étions tous un peu entrainés avant le GR, que ce soit en courant, en nageant, en poussant des poids ou en faisant du vélo.
Voici en bref le portrait des membres de notre petite équipe :

Dams - 30 ans
pain fourré au fromage de brebis)

Domi - 50 ans
Toujours à l'affut du dernier ragot sur le chemin, c'était l'animatrice de notre radio moquette du GR20. Accessoirement aussi, raccommodeuse de shorts a Gillou...

Fred - 31 ans
Maillot à poids du meilleur grimpeur, mais prudent sur les descentes à cause de son genou. (opération du ligament croisé il y a 3 ans) Et à ses heures perdues, docteur SOS ampoules.
Ghis - 30 ansLe porteur et champion du Jungle Speed. A adoré gravir le Monte Cintu, demandez lui des détails et son avis sur la cotation dans le topo guide...

Gillou - 28 ans
Le roi du Lambert II mais pas de l'UMT GPS. C'est du chinois? Affirmatif, mais, expert de carto, Gillou vous expliquera. Tous nos fichiers gpx du GR20 sont a votre disposition chers lecteur, et ce, grâce a Gillou.
Rebecca - 30 ansL'américaine du groupe, toujours prête à nous faire rire que ce soit en faisant l'horloge parlante ou en poursuivant son sac qui dévalait la pente.
Roland - 51 ansLe môsieur météo du GR20, toujours prêt a sortir son portable pour prévoir le temps du lendemain. Immanquable avec son chapeau de bushman...
Xavier - 30 ansToujours "en cannes" comme il dit. Et accessoirement sur le GR, tour a tour skieur, surfeur mais surtout porteur d'une grande tente 2 place de 3kg...N'est-ce pas Damien?

Et moi, Celine - 30 ans
Souvent voiture balai (surtout en montée), derrière l'appareil photo ou accrochée a mon stylo. Le GR20 pour moi c'est une magnifique aventure qui a démarré depuis plus de 6 mois.
Et enfin, pour conclure le panorama des marcheurs, nous avions tous des sacs, eau comprise, entre 10kg et 15kg.
Surtout évitez de vous charger plus. Je ne vais rien vous apprendre, mais plus on est léger et mieux c'est.
A suivre sur les episodes du GR20, le resume des etapes, les bons plans et les photos. Stay tuned !
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