Le blog Zeoutdoor parle d'outdoor et d'aventure. Vous y trouverez toute l'actualité outdoor, mais aussi des aventures de voyage, des recits de trekking et d'autres experiences de sport nature.
Ajoutey-y une pointe d'humour et d'impertinence et vous aurez ZeOutdoor.com.
Le magazine américain National Geographic adventure dresse la liste des 14 grands aventuriers 2008 et nous les montre dans une série de vidéos toutes plus étonnantes les unes que les autres. Qu'ils aient joint les pôles, remonte l'Amazone ou découvert des centaines de gorilles au Congo, ces aventuriers ont fait de notre planète un monde meilleur.
C'est pour la bonne cause. Le site consom-acteur collecte 1% du montant des achats réalisés sur son portail pour soutenir des associations en lien avec les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMDs) définis par l'ONU et que voici:
Réduire l’extrême pauvreté;
Proposer une éducation pour tous;
Promouvoir l‘égalité des sexes;
Réduire la mortalité infantile;
Améliorer la santé Maternelle;
Combattre le VIH/SIDA, Paludisme;
Assurer un environnement durable;
Assurer un développement mondial.
Toujours dans ce cadre, consom-acteur va reverser 13000€ pour aider des associations en lien avec ces objectifs. On peut voter une fois par jour jusqu'a Noël alors, n'hésitez plus, votez !
A l'occasion de son anniversaire, le site skirandonnenordique de Régis Cahn lance un concours photo sur le thème, vous l'aurez deviné de la rando nordique, à savoir des paysages , du matériel, des randonneurs et tout cela, sous la neige !
Le concours est ouvert jusqu'au 31 décembre, alors tous à vos boîtiers !
A gagner : du super matériel de ... rando nordique. Plus d'info...
Comme on a habité quelques années en Californie, j'ai pensé que c'était une bonne occasion de vous faire profiter de nos bons plans montagne là-bas et surtout de vous dresser le portrait de quelques unes des plus hautes montagnes.
Le Mount Whitney C'est le plus haut sommet des États-Unis "continentaux", à savoir 4421m. Nous l'avions fait sur un week-end normal depuis San Francisco et même en le montant à la montagnarde, c'est à dire dans la journée et sans bivouac, c'était quand meme un peu juste. En gros, depuis San Francisco, il faut compter une dizaine d'heures de route. On peut dormir au départ du trail, se lever aux aurores (vers 2 heures du mat') et en une douzaine d'heures de marche, c'est bouclé. Quand nous l'avions fait le dernier mur etait en neige. La fin pour arriver au sommet est assez longue et longe une crête, mais dans l'ensemble et mis a part la longueur, ce sommet ne presente aucune difficulté.
Le Mount Shasta A l'inverse de tous les autres sommets presenté, celui-ci se trouve au nord et est beaucoup plus accessible depuis une ville comme San Francisco. En pratique, il se fait avec un bivouac, ce qui permet dons de bien alléger le jour de l'ascension. La vue est assez époustouflante au sommet (4317m) puisqu'il ne fait pas partie d'une chaîne de montagne, mais qu'il s'agit d'un volcan isolé (avec le Mont Lassen pas très loin tout de même). Cote pratique, il faut donc du matériel de bivouac assez chaud, puisqu'on dort sur la neige (tout du moins en debut de saison) et de bons crampons.
Le Mount Morgan C'est en fait un sommet (4190m) dont nous ne sommes pas arrive à bout, mais dont la vallée pour y parvenir est absoluement enchanteresse, la Little lakes Valley. Ce sommet est en fait assez loin de tout, peu frequenté et absoluement pas balisé. Mais le chemin pour s'y rendre, parsemé de lacs est juste magnifique. A faire donc, avec éventuellement des traces GPS...
Le Mount Tyndall Le dernier que nous ayons fait avant de partir, à 4273m. Une chouette rando sur 3 jours ou l'on remonte une vallée tres agréable avant de passer aux choses sérieuses. Pour cette ascension aussi, il faut des crampons car la finale est plutot pentue et bien en neige dure.
Je n'ai volontairement mis aucun sommet qui se trouve dans le Yosemite, je ferai un post dédié à ce magnique parc national de la Sierra Nevada plus tard... A suivre !
La saison de glisse est là et j'ai envie de vous faire profiter d'une vidéo très sympa qui sera présentée le week-end prochain en sélection officielle du festival off du Festival International du Film de Montagne d’Autrans, "Les Bobines de l’extrême".
L'une des expos temporaires de la Cité des Sciences a pour thème le design (Observeur Design 2009) et curieusement, beaucoup d'objets exposés sont en rapport avec l'outdoor.
Vous y trouverez les derniers sacs Lafuma, Eider, les chaussures Salomons et beaucoups de produits Décathlon dont deux qui ont particulièrement retenu mon attention. Le premier est un sac a dos tout simple, mais tout à fait pratique pour le ski. En effet, l'une des bretelles se détache très facilement pour pouvoir retourner le sac quand on monte sur un télésiège. Ingénieux non? Le second objet est une veste, toujours de la marque Wedze, pour les sports de glisse. L'originalité : un gillet qui se gonfle pour reguler la temperature de sa veste. D'après Décathlon cela apporterait 6º de plus... Le tout pour 249€ .
Partir faire le GR20 a été pour nous une bonne excuse pour renouveler nos vestes Gore-Tex, aussi, j'ai pensé vous livrer ici quelques unes de nos trouvailles. Voici en quelques étapes les petites choses intéressantes a savoir pour choisir une bonne veste Gore-tex.
Pour quel usage? La Gore-Tex est une membrane imperméable et respirante, c'est la troisième couche. Généralement, on la porte sur une couche respirante (première couche) et sur une couche chaude (la polaire). Au final, ce ne sera la veste qui vous tiendra au chaud, mais bien celle qui vous protègera de la pluie et du vent et qui évacuera votre transpiration.
Quelle Gore-tex? Il existe plusieurs types de membranes, mais nous nous sommes plutôt orientés vers les Gore-Tex, un peu chères certes, mais fournissant de bonnes garanties. Il en existe trois types. La Performance shell, en entrée de gamme, respirable, imperméable et confortable. Elle convient parfaitement aux activités outdoor. La Paclite a pour principal attrait sa légèreté. Elle est tout aussi respirable, coupe-vent et imperméable mais est beaucoup plus compressible. La Softshell Gore-tex rajoute la chaleur à tout cela et permet d'avoir finalement deux vestes en une seule. Toutefois, à mon avis, c'est parfait pour les balades a la journée, mais pas idéal pour les treks de plusieurs jours (le poids et la compressibilité ne sont pas idéaux et on perd l'intérêt du layering) La ProShell est la plus résistante. elle est un peu plus lourde que la Paclite, mais elle répond parfaitement à des conditions extrêmes.
Notre choix? Avec toutes ces infos en tête et après quelques scéance d'essayages on a craqué pour deux Proshell.
La Theta AR de chez Arc'Teryx
La Mammut motion ProShell. Pour le moment, nous sommes très contents de nos vestes. On vous en dit plus après notre prochaine tempête en montagne...
Plus d'info chez Gore-Tex ou le site est vraiment très instructif. Bon shopping.
A quelques heures de l'élection américaine, voici une news intéressante sur Patagonia (dont j'avais déjà parle il y a quelques temps) qui propose une campagne sympa autour du vote "vert". L'idee est simple, encourager les électeurs a prendre en compte dans leur vote le critère environnemental. Le tout est assorti d'une vidéo plutôt bien faite. Et, cerise sur le gâteau, c'est Jack Johnson qui porte le message. Que demander de plus?...
Je viens de tomber sur une vidéo et je ne résiste pas à l'envie de vous la faire partager. Visiblement, It all comes back to you est à l'initiative du WWF et de l'IUCN (Union Internationale pour la conservation de la nature).
Alors faite bien attention, pour tout ce que vous ferez de mal contre la nature, vous serez punis...
Comme promis, voici la suite de notre GR20, après la partie nord, la partie sud.
Mardi 9 septembre : Journée de repos a Vizzavona Repos Comme nous avons un jour d'avance et que nos muscles et articulations ne seraient pas contre un peu de repos, on décide de faire un break. L'hôtel est fort agréable et se prête bien à notre pause. En outre, le train est bien pratique puisqu'on va jusqu'à Corte pour renflouer les caisses en médicaments, pommades décontractantes et autres doubles peau.
Etape 10 - Mercredi 10 septembre : Vizzavona - E Capanelle Forêt Le sud est definitivement plus hospitalier que le nord. Ici, on marche dans la forêt, et à flan de colinne. Capanelle n'offre pas de bivouac attrayant alors on opte pour le gite avec ses minuscules chambres. La soirée se passe à debattre de l'itinéraire du lendemain mais finalement, on optera pour la classique, histoire de ménager les articulations et de pousser jusqu'a Prati.
Etape 11 - Jeudi 11 septembre : E Capanelle - Refuge de Prati Plateau La première partie de cette étape est un peu monotone, mais l'ascension vers la Boca d'Oru est plutôt sympa. Quant à l'arrivée sur le plateau au-dessus, avant d'arriver au refuge de Prati, c'est tout simplement magnifique. Et malgré le vent, Prati reste surement l'un des plus beaux bivouacs du GR20.
Etape 12/13 - Vendredi 12 septembre : Refuge de Prati - Bergerie de I Croce Cretes, plateaux Aujourd'hui, on opte pour une variante hors des sentiers battus (ne la cherchez pas dans vos guides, elle n'y est pas). En fait, c'est un guide et des gardiens de refuge qui nous l'on conseillée. Le temps ne s'annonçant pas au mieux pour le lendemain, on décide donc de passer par la bergerie de I Croce qui va nous eviter de faire les crêtes sous la pluie (voire la neige) Nous nous engageons donc sur le magnifique chemin des crêtes, ou les vues de part et d'autre sont juste magnifiques. Mais ce n'est pas tout. Arrivés au refuge de Usciolu (super accueil et super appro), nous continuons sur le GR classique pour arriver au sublime plateau de Cuscionu, et c'est là que nous bifurquons pour trouver notre bergerie d'I Croce apres plus de 25km.(nos traces GPS sont dispos si cela vous intéresse) Le propriétaire, Jean-Louis, nous a sûrement donné l'un des plus beau accueil de notre GR.
Etape 13/14 - Samedi 13 septembre : Bergerie de I Croce - Col de Bavella Encore une longue etape aujourd'hui. Le mauvais temps, essentiellement du vent, mais en rafales monumentales, nous contraint à avancer assez vite et à eviter l'itinéraire alpin des aiguilles de Bavela. Au col du même nom, nous avons quelques diffucultés à nous loger car ici, pas de bivouac, mais nous atterrissons finalement dans une caravane qui permettra à la moitié d'entre nous de nous abriter du vent, l'autre moitié ayant quand même dormi en tente.
Etape 14/15 Dimanche 14 septembre : Col de Bavella - Conca Baignade possible Notre dernière étape, qui va nous faire finir le GR20 avec 1 jour d'avance sur notre planning. Et c'est tant mieux apparemment. En effet, quand nous arrivons au très chouette refuge de I Paliri, le gardien nous annonce qu'il neige sur les crêtes qu'on a foulées quelques jours avant. Nous amorçons donc notre descente vers Conca le cœur léger, en savourant les dernières montées au pas de course. Le paysage est vraiment grandiose quand la côte se découpe enfin devant nous. Bientôt, nous serons dans l'eau turquoise. Histoire de nous faire bien savourer cette dernière partie, on a même droit à un superbe orage juste avant de plonger dans le maquis. Notre aventure s'achève ici, au gite de Conca. Fatigués, heureux d'avoir accompli ce trek inoubliable, mais aussi le cœur un peu serré que cette aventure la soit déjà terminée. Vivement la prochaine et qu'elle soit encore plus longue et intense que celle ci !
J'ai eu le privilège cet après-midi (pas en tant que bloggeuse, mais ça viendra) d'assister à l'installation (et oui, c'est comme ça que ça se dit) de Yann Arthus-Bertrand sous la coupole à l'Institut de France.
J'avais déjà eu la chance d'assister a sa remise de médaille de l'ordre du mérite a l'Élysée, mais je dois avouer que cette fois-ci, c'était encore plus fort, notamment grâce aux superbes discours. Celui de M. Pierre Schoendoerffer, cinéaste ayant traversé les guerres nous a raconté la belle histoire de M. Arthus Bertrand. Mais c'est celui du principal intéressé qui m'a surtout touchée. Il a en effet prononcé un discours profondément humaniste, optimiste et nature. Il a parlé de ses modèles : les lions, qui l'ont fait devenir photographe, la terre qui est pour lui le plus bel exemple de développement durable et les gens, au cœur de sa prochaine expo, 6 milliards d'autres. Au dela de tout cela, il a surtout exorté l'assemblée a s'engager en disant que militer pour une cause rendait heureux, je veux bien le croire. Pour plus de details, voici la news de l'AFP
Après 14 jours de marche, nous avons accompli notre GR20, avec le Monte Cinto en prime. Depuis quelques semaines que nous sommes rentrés tout cela semble déjà bien loin, mais rien de tel qu'un récit pour se replonger dans son trek.
Pour le côté pratique, nous avons diné en refuge et dormi en tente la plupart du temps sauf exception. Pour ce qui est du déjeuner, nous nous sommes approvisionnés (plus ou moins selon les stocks des refuges) en pain, saucisson et fromage dans les réfuges quasi quotidiennement.
Voici la permiere partie du recit, la partie nord du GR20. Pour le partie sud, c'est ici.
Étape 1 - Dimanche 31 aout : Calenzana - Refuge d'Orto di u Piobbu Panoramas
Cette première journée qui nous fait prendre pas mal d'altitude est longue, mais nous semble plutôt courte : on commence a marcher de bonne heure (7h15) et surtout, on est tout frais. Au fur et a mesure que l'on s'élève, les vues de la baie de Calvi sont magnifiques. Des le premier jour, le GR20 se révèle avec ses panoramas exceptionels et ses montées ou il faut sortir les mains de ses poches.
Étape 2 - Lundi 1er septembre : Refuge d'Orto di u Piobbu - Refuge de Carrozzu Crêtes et baignade
Première nuit, première victime de la gastro, mais le mal est vite balayé. En résume aujourd'hui, une grande montée, puis une grande descente où on est bien content d'arriver en bas. Premier passage sur les crêtes : premières sensation de ce qu'est le cœur du GR20, un survol des cimes... En poussant encore 15 minutes après le refuge, on peut se baigner au niveau de la passerelle, et cela en vaut vraiment la peine.
Etape 3 - Mardi 2 septembre : Refuge de Carrozzu - Haut Asco Crêtes
La première partie de cette journée, la montée dans les gorges granitiques a été l'une de mes ascensions préférée du GR20, à la fraiche sur ces grande dalles de pierres, un régal. D'autant plus que la vue au col est tout simplement magnifique. Comme finalement, nous avalons vite l'étape, nous faisons une longue pause sur les crêtes avant de plonger vers Haut Asco et cela vaut bien la peine de s'arrêter un moment pour profiter du spectacle avec la chaine du Cinto qui défile devant nous. A Haut Asco, nous optons pour le gite (avec douche chaude) plutôt que le bivouac et pour le restaurant délicieux. (Le Chalet)
Etape 4 - Mercredi 3 septembre : Monte Cinto (Cintu) 2707m Sommet, baignadepossible
Aujourd'hui, une étape hors GR, car nous souhaitons découvrir le point culminant de la Corse. La montée est assez agréable dans sa première partie, mais le devient beaucoup moins quand on attaque le grand pierrier. L'arrivée à la crête est assez décevante : on pense qu'on est tout prêt du sommet, mais il faut encore une bonne heure pour y accéder et surtout encore pas mal de dénivelé positif et négatif. Le sommet est magnifique, même si nous n'y restons que trop peu de temps. Et la descente est looooongue et caillouteuse. Si longue qu'arrivés en bas, on n'a même plus la force de se baigner dans les magnifiques piscines naturelles. Et pour oublier cette trop longue descente, nous nous ruons dès notre arrivée sur les fondants aux châtaignes du Chalet... Vive la montagne:-)
Étape 5 - Jeudi 4 septembre : Haut Asco - Bergerie de Ballone Cirque de la Solitude, baignade
C'est aujourd'hui l'une des étapes les plus emblématique du GR20 : le Cirque de la Solitude. L'ascension vers le fond du vallon est plutôt tranquille. Au niveau de la crête et avant de descendre dans le cirque, il fait un vent a décorner les bœufs. La traversée du cirque mythique qui consiste en fait à le descendre puis le remonter est un passage qui peut sembler impressionnant mais qui m'a paru plutôt ludique : grimper avec ses mains, ça change un peu ! Après un pique-nique (l'éternel saucisson, pain, fromage canistrelli) à flan de montagne, on finit de descendre jusqu'aux bergeries de Ballone, de maniere a equilibrer avec l'etape du lendemain qui s'annoncait un peu courte sinon. Aux bergeries, on remplace la douche par un bon bain dans la rivière : délicieux.
Étape 6 - Vendredi 5 septembre : Bergerie de Ballone - Col de Vergio Retour de la verdure, baignade
Apres une chouette montée à flan de côteau et en forêt, on passe un col qui nous amène dans un vallon herbeux et doux. Et c'est un vrai plaisir de retrouver de l'herbe après toute la caillasse que l'on a rencontrée. On s'arrête prendre un café au refuge de Ciottulu à i Mori qui offre un magnique panorama sur la vallee du Golu. Puis la descente est tranquille, d'abord sur les crêtes puis le long de la rivière. Et parce qu'on a un duo de vaillants gaillard dans la troupe (Dams et Gillou), on se paye meme le luxe de manger des miaccioli (délicieuse specialité corse de pain fourré au fromage de brebis) qui viennent de la bergerie à 3 km en contrebas au bord d'une suberbe piscine naturelle. On termine notre journee au gite bien confortable du col de Vergio.
Étape 7 - Samedi 6 septembre : Col de Vergio - Refuge de Manganu Lac de Ninu, baignade
Une étape assez tranquile aux paysages de Nouvelle Zelande ! Les cols venteux aux arbres tordus nous inspirent de belles photos et le lac de Ninu nous apaise par son panorama aux formes harmonieuses. En descendant vers le refuge de Manganu, on achète du fromage a la Bergerie de Vaccaghia : ce n'est pas la meilleures idée qu'on ait eu sur notre parcours, il était imangeable ! Au refuge de Manganu, on opte pour la riviere à nouveau plutot que la douche et on profite bien du soleil et moins du diner...
Etape 8 - Dimanche 7 septembre : Refuge de Manganu - Refuge de Petra Piana Crêtes, lacs (vus d'en haut)
A nouveau aujourd'hui, on a deux malades dont moi... Pourtant la journée est vraiment magnifique avec la montée sur les crêtes et la traversée du cirque surplombant les deux magnifiques lacs d'altitude de Capitello, et de Melo. Pour Gillou et pour moi, c'est un vrai challenge et on sieste au col de Rinoso. On arrive avec soulagement au refuge de Petra Piana où le gardien est pour le moins atypique (attention, il va bientot fermer pour aller faire sa sieste). Le brouillard se lève rapidement en fin de journee (enfin, Gillou et moi on dort pendant ce temps là) et on est contraints de manger à l'interieur où il a beaucoup de malades et peu de place... La nuit est très très ventée et on se reveille e matin converts de poussière. Vivement Vizzavona !
Etape 9 - Lundi 8 septembre : Refuge de Petra Piana - Vizzavona Cretes (Variante)
Aujourd'hui dans le groupe c'est pas moins de quatre personnes qui sont malades, mais quatre nouveaux ! Histoire que chacun y passe a tour de rôle. Malgré tout, on décide de doubler l'étape car il paraît que le refuge d'Onda n'est pas extraordinaire. On opte aussi pour la variante au depart de Petra Piana qui est sensée nous faire gagner 1h30. Je dis "sensé" parce que nous avons eu du mal a trouver et suivre les traces de la variante au départ. Alors soyez vigilants. Mais cette variante est réellement manifique, à faire absoluement. On apperçoit les côtes de part et d'autre de la montagne, c'est tout simplement magique. L'ascension jusqu'a la Punta Muratello n'est finalement pas si longue que cela, contrairement à sa descente jusqu'a Vizzavona qui elle n'en finit pas, surtout dans la forêt vers la fin. Mais arrivés au hameau, on décide de se faire bichonner et d'aller dormir à l'hôtel, parce qu'on le mérite bien.
Et voilà, nous sommes de retour de l'île de Beauté, après avoir boucle le GR20, comme prévu. Nous avons donc avalé nos 200km et 10.000m de dénivelé. Mais avant tout, nous nous sommes régalés sur ce parcours éblouissant et surprenant. Alors oui, le GR20 est largement à la hauteur de sa réputation, ardu, exigeant, mais tellement magnifique.
Avant de vous livrer les détails de notre trek, en voici un aperçu, ainsi que les réponses à des questions que l'on se pose souvent avant de partir.
Nos dates ou quand partir? Après avoir longuement hésité entre juin et septembre, nous avons finalement opté pour la fin de l'été, même s'il semble, aux dires des gardiens de refuge que cette période soit encore plus fréquentée que juillet-août... Nous n'avons pas eu à nous plaindre de la foule pour autant.
Le sens: nord-sud ou sud nord? Nous avons choisi la voie nord sud et ce, pour les raisons suivantes : passer le difficile en premier, suivre le sens des topos et finir par les belles plages de Porto-Vecchio, supposées les plus belles. Et nous n'avons pas été déçus par notre choix. Nous avions lu que les côtes étaient plus ombragées en marchant sud-nord. Nous avons pu vérifier qu'elles étaient toutes ombragées dans le sens nord-sud... Je pense donc qu'il faut avant tout partir très tôt (pour l'ombre) et que tout marcheur vous dira que le sens dans le lequel il a fait le GR est le meilleur...
Quel temps a-t-il fait? Dans l'ensemble, nous avons eu très beau temps. Nous avions pris des sacs de couchage dont la zone de confort est autour de 8°et nous n'avons jamais eu froid. Nous avons eu du vent en passant sur les crêtes sur la partie sud, et d'énormes rafales les nuits à Petra Piana et à Prati, mais les tentes ont toutes tenu le coup.
Le budget, ou combien avons-nous dépensé? Autant le dire, nous ne nous sommes pas privés : nous avons opté pour le gite ou l'hôtel quand c'était possible (Castel di Vergio, Vizzavona...), nous avons célébré chacune de nos arrivées au refuge par des bierres... Et nous en avons eu pour environ 850€ par personne. Nous avions pris 700€ en liquide et avons pu utiliser nos carte bancaire ou chèque à Castel di Vergio, au Chalet à Haut Asco, Vizzavone et à Conca.
Quels topos avons-nous suivi? Nous avions en fait le topo classique du GR20 édité par la FFRP et le topo de Globerando, La Corse par les sommets. Les deux se complètent plutôt bien. Le premier donne un certain nombre de détails sur le terrain traversé mais est moins pertinent sur les temps (souvent sur estimés) et les niveaux de difficulté (parfois sous estimés). Le second qui se présente sous la forme d'une carte, offre moins de détails sur l'itinéraire mais est plus précis pour les temps et donne des indications intéressantes. C'est donc pas mal de partir avec ces deux topos dans le sac.
L'équipe Nous étions neuf pour vivre cette aventure. Nous sommes tous relativement sportifs (à raison de pratiquer une activité sportive au moins une fois par semaine) et nous nous étions tous un peu entrainés avant le GR, que ce soit en courant, en nageant, en poussant des poids ou en faisant du vélo. Voici en bref le portrait des membres de notre petite équipe :
Dams - 30 ans
Toujours en forme (a part ses siestes impromptues) et dispo pour les autres, quitte a faire 1 heure de marche de plus pour aller nous dégotter des miaccioli (délicieuse specialité corse de pain fourré au fromage de brebis)
Domi - 50 ans Toujours à l'affut du dernier ragot sur le chemin, c'était l'animatrice de notre radio moquette du GR20. Accessoirement aussi, raccommodeuse de shorts a Gillou...
Fred - 31 ans Maillot à poids du meilleur grimpeur, mais prudent sur les descentes à cause de son genou. (opération du ligament croisé il y a 3 ans) Et à ses heures perdues, docteur SOS ampoules.
Ghis - 30 ans Le porteur et champion du Jungle Speed. A adoré gravir le Monte Cintu, demandez lui des détails et son avis sur la cotation dans le topo guide...
Gillou - 28 ans Le roi du Lambert II mais pas de l'UMT GPS. C'est du chinois? Affirmatif, mais, expert de carto, Gillou vous expliquera. Tous nos fichiers gpx du GR20 sont a votre disposition chers lecteur, et ce, grâce a Gillou.
Rebecca - 30 ans L'américaine du groupe, toujours prête à nous faire rire que ce soit en faisant l'horloge parlante ou en poursuivant son sac qui dévalait la pente.
Roland - 51 ans Le môsieur météo du GR20, toujours prêt a sortir son portable pour prévoir le temps du lendemain. Immanquable avec son chapeau de bushman...
Xavier - 30 ans Toujours "en cannes" comme il dit. Et accessoirement sur le GR, tour a tour skieur, surfeur mais surtout porteur d'une grande tente 2 place de 3kg...N'est-ce pas Damien?
Et moi, Celine - 30 ans Souvent voiture balai (surtout en montée), derrière l'appareil photo ou accrochée a mon stylo. Le GR20 pour moi c'est une magnifique aventure qui a démarré depuis plus de 6 mois.
Et enfin, pour conclure le panorama des marcheurs, nous avions tous des sacs, eau comprise, entre 10kg et 15kg. Surtout évitez de vous charger plus. Je ne vais rien vous apprendre, mais plus on est léger et mieux c'est.
A suivre sur les episodes du GR20, le resume des etapes, les bons plans et les photos. Stay tuned !
A deux jours du départ, voici ma liste finale de matériel pour le GR20. Le challenge, c’était d’être autour (voire en dessous) des 10kg pour le poids total sur sac.
Nos partis-pris On dort en tente (on évite ainsi les ronfleurs, les odeurs, et j’en passe…), donc on porte tout ce qui va avec (sac de couchage, matelas…) On mange en refuge et on se ravitaille au fur et à mesure, histoire de ne pas porter trop lourd. On évite donc les popotes et autres réchauds.
Donc vous trouvez ci-dessous le détail de la liste et des différents poids.
Et sinon, GR20 oblige, le blog sera en vacances pendant 3 semaine. Mais je vous promets plein de belles photos et de belles histoires dès notre retour !
On a vécu un bel orage récemment sur les pentes du Mont Blanc, du coup, j’ai pensé que ce serait peut-être intéressant de creuser un peu le phénomène des orages en montagne. (avec à l’appui le très bon article du Quechua magazine n°20)
Là haut, un orage est toujours plus impressionnant, logique, vu les charges électriques qui sont mises en jeu. Aussi, la meilleure des choses reste encore de bien consulter la météo avant de partir et d’arriver à anticiper le temps en repérant les cumulo-nimbus, caractéristiques avec leur forme de grosse enclume.
Mais une fois dessous, il y a de quoi avoir peur. D’autant plus peur que se faire foudroyer revient à subir le passage dans le corps d’un courant de brève durée mais sous haute tension. On peut bien sûr s’en sortir, mais la plupart du temps, les blessures sont graves.
Alors, comment se protéger de la foudre en montagne ? Voici quelques règles simples qui pourront s’avérer utiles le moment venu :
Ne pas se mettre à l’abri sous un arbre
Rester situé à au moins 50m au dessous d’un sommet pointu
Se mettre rapidement à l’abri si on entend les « abeilles » (la foudre n’est pas loin)
Ne pas porter d’objet pointu dont la pointe dépasse la hauteur de la personne (ski sur le sac, piolet, parapluie)
Rester à l’écart de ses compagnons de cordée (s’il y en a un qui est touché, les autres ne soient pas dans la zone d’amorçage d’un éclair)
Ne pas téléphoner
Rester dans un refuge s’il est en métal
Se protéger dans un creux plutôt que sur une bosse
Si l’on se réfugie dans une grotte, éviter de rester debout à l’entrée.
Et si vous avez d'autres conseils, n'hésitez pas à nous en faire profiter !
On a vécu un bel orage récemment sur les pentes du Mont Blanc, du coup, j’ai pensé que ce serait peut-être intéressant de creuser un peu le phénomène des orages en montagne. (avec à l’appui le très bon article du Quechua magazine n°20)
Là haut, un orage est toujours plus impressionnant, logique, vu les charges électriques qui sont mises en jeu. Aussi, la meilleure des choses reste encore de bien consulter la météo avant de partir et d’arriver à anticiper le temps en repérant les cumulo-nimbus, caractéristiques avec leur forme de grosse enclume.
Mais une fois dessous, il y a de quoi avoir peur. D’autant plus peur que se faire foudroyer revient à subir le passage dans le corps d’un courant de brève durée mais sous haute tension. On peut bien sûr s’en sortir, mais la plupart du temps, les blessures sont graves.
Alors, comment se protéger de la foudre en montagne ? Voici quelques règles simples qui pourront s’avérer utiles le moment venu :
Ne pas se mettre à l’abri sous un arbre
Rester situé à au moins 50m au dessous d’un sommet pointu
Se mettre rapidement à l’abri si on entend les « abeilles » (la foudre n’est pas loin)
Ne pas porter d’objet pointudont la pointe dépasse la hauteur de la personne (ski sur le sac, piolet, parapluie)
Rester à l’écart de ses compagnons de cordée (s’il y en a un qui est touché, les autres ne soient pas dans la zone d’amorçage d’un éclair)
Ne pas téléphoner
Rester dans un refuge s’il est en métal
Se protéger dans un creux plutôt que sur une bosse
Si l’on se réfugie dans une grotte, éviter de rester debout à l’entrée.
Et sur ces bons conseils, les images d’un gros orage essuyé en Turquie. Ca valait le détour aussi !
Encore sur un nuage de nos volsen parapente du week-end, j'ai trouvé cette vidéo d'Ozone... Elle est plutôt inspirante et résume bien les sensations qu'on éprouve là-haut. Je vous laisse juger par vous-même.
Et si vous chercher un endroit pour débuter, on vous conseille notre école en Limousin, l'Ecole de parapente des Monédière Millevache Vol Libre.
dimanche 17 août 2008
Parce qu'en haut on est libre, Parce que les amis tombent du ciel Parce qu'en haut c'est magique
Nous avons un reflex numérique, un Canon Digital Rebel XT (EOS 350), mais ce n'est pas toujours facile de concilier le fait de porter son sac à dos et son gros appareil photo. Soit on le met dans son sac, mais on n'a pas nécessairement envie de s'arrêter tous les quatre matins pour prendre une photo. Soit on le met en bandoulière, mais ce n'est pas le système le plus confortable et c'est assez risqué pour ledit appareil.
Mais je pense avoir peut-être trouvé la solution avec le système de harnais de chez Lowepro. En gros, cela donne ça (merci Ghis de faire le modèle):
Si tout se passe bien, on devrait pouvoir tester en live dans 15 jours sur le GR20.
C'est l'été, période idéale pour bouquiner : sous la tente, à la plage, dans le jardin les pieds en éventail. Aussi, je voulais vous parler de l'un de mes livres préféré : A Year of Adventure.
Il s'agit en fait d'un agenda où on retrouve semaine par semaine des choses sensationnelles é faire tout autour du monde. Le bouquin explique pourquoi c'est la bonne periode pour faire telle ou telle aventure.
Par exemple, la tout de suite en ce moment, c'est la période idéale pour :
De retour de notre virée chamoniarde, voici le compte rendu de nos aventures de la semaine dernière, et des conseils si l'aventure vous tente. On est parti 4 jours, avec des guides extras, pour une experience de glacier vraiment très sympa. Voici le détail :
Jour 1 Depuis Paris, tout est faisable, la preuve : train de nuit jusqu'a Chamonix, changement de train pour le train du Montenvers et on attaque la Mer de Glace. On a de la chance, il fait plutôt bon, et la progression sur le glacier se fait rapidement en zigzagant entre les crevasses plutot ouvertes.
Puis on attaque les échelles qui montent au refuge du Requin (qui tient son nom de la dent aiguisée au dessus de lui). C'est une façon originale d'atteindre le refuge et pour le coup, on se la gagne la soupe ! Au Requin, la patronne est plutot stricte (pas de sac dans le dortoire), mais bonne cuisinière et accueillante. Etonnamment, nous sommes tout seuls (tous les 4 avec Ambrose notre guide).
Jour 2
Depart des Cosmiques vers 6h. Il fait un temps radieux. Apres avoir passé le passage delicat de la journée, un melange de glace et gravier sous les seracs, on commence doucement la montée.
Avant d'arriver au refuge Torino, on fait un détour par le Petit Flambeau (3400m) juste histoire de deguster le bon saucisson de notre guide.
Le refuge Torino est bien décevant : le personnel n'est pas le plus aimable (thé ou café?) et il faut se battre pour une assiette de pâtes!
Jour 3 On quitte le mauvais temps côté Italie pour aller vers le beau en France. On monte l'Aiguille de Toule (3534m), mais une fois en haut, on est toujours dans les nuages, on n'y voit rien dommage. Pour rejoindre le refuge des Cosmiques (beaucoup plus chaleureux celui-ci pour le coup, mis a part la panne des chiottes...) on passe par la combe maudite, tres chouette qui nous donne l'occasion de voir grimper les aiguilles des Capucins. Demain, c'est le grand jour : l'ascension du Mont Blanc par les trois monts. Une soupe et au lit !
Jour 4 Reveil a 1h du mat. Et on est tout frais!
On attaque donc a la frontale. C'est etrange et assez magique, devant nous, ceux qui sont partis plus tôt forment une guirlande de lumière sur la montage. La magie va même aller plus loin... En montant le Mont Blanc du Tacul, on s'apperçoit qu'on est mitraillé d'eclairs. Des photographes? Non, un orage qui gronde de l'autre côté de la vallée. On continue quand même de monter, confiants. Une fois arrivés a l'épaule du Tacul, les éclairs se font un peu plus pressants, plus proches. Un guide et son client font demi-tour. Nous on continue toujours. On attaque donc la cote du Maudit. Et, l'orage est sur nous. Il neige, vente et tonne ! Un regal ;-) La neige fait des coulées sur nos pieds, le vent nous fouette le visage. On decide de redescendre. En quelques minutes, les traces ont ete recouvertes. Mais Ambrose et Bruno, nos supers guides veillent et nous font redescendre sans encombre.
Juste avant d'arriver au refuge, vers 7h, tout se redégage. Déception. Mais celle-ci s'attenue quand on voit que même les cordées qui nous precedaient sont aussi descendues. Et elle disparait complètement quand on aprend que des grimpeurs se sont faits foudroyés. (ils sont apparemment sains et saufs)
Peu importe qu'on n'ait pas fait le sommet, c'est une bonne excuse pour y revenir l'année prochaine, et on a passé un moment fort, riche et beau.
Si vous souhaitez etre mis en relation avec nos guides, surtout dites le moi. On n'en a pas trouvé de meilleurs !
En préparation du GR20 que nous attaquons dans un peu plus d'un mois, on commence nos check list de matériel et habillement. Andaska en publie une sympa dont je me suis inspirée. Je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée de vous en faire profiter. Et vous, elles ressemblent à quoi vos check lists? Que rajouteriez-vous?
Matériel :
TenteSac à dos + sursac
Sac de couchage + drap de sac
Matelas + kit de réparation
BâtonsFrontale + piles
Briquet + (ou) allumettes tempete (utile pour brûler son papier hygiénique)
Trousse de secours
Courverture de survie
Kit hygiene (dents + corps) (avec mini emballages pour savon, shampoing, dentifrice, crème) et crème solaire
Gant de toilette (pratique quand il n'y a qu'un robinet)
Serviette en chamois
Papier hygiénique
Boussole (ou GPS)
Jumelles
Topo guide
Carte au 1/25000
Papier et stylo
Gourde ou thermos ou poche camel
Filtre à eau ou Micropur
Popote (on n'en prendra a priori pas sur le GR pour s'alléger et on prendra nos dîner en refuge)
Réchaud + combustible (idem)
Sifflet (même s'il n'y a pas d'ours, cest toujours utile si on se perd!)
Paire de lacets de chaussure
Couteau pliant + couverts
10 de cordelette (pratique pour faire sécher le linge)
Portable + appareil Photo + housses
Grands zip lock
Duc Tape (stoch américain gris tissé, pratique pour tout réparer, même pour les ampoules, on en trouve dans les magasins de bricolage)
Jeux (le jeu des cochons, léger et peu encombrant peut être sympa et traverse toutes les cultures)
Pantalon en polaire fine type micropolaire ou strech
Veste polaire épaisse type série 2001termal pro
Veste en duvet
1 ou 2 pantalons léger en nylon ou polyester
1 ou 2 shorts en nylon ou polyester
1 ou 2 tee-shirt en nylon ou polyester
1 poncho1 paire de guêtres
Sous vêtement de rechange
Chaussette de en polyester ou en laine
Chaussures (surement des tiges basses)
Sandales (a priori des Crocs : légères et confortables)
Accessoires
Lunettes de soleilCasquette ou chapeau
Pochette (boîte) de voyage
Bonnet
Gants + sous gants
samedi 19 juillet 2008
Cliquez sur l'image pour lancer le film évènement
4 minutes et 50 secondes, c’est le temps qu’il aura fallu au speedflyer François Bon pour manger la face sud de l’Aconcagua. Il nous livre en exclusivité la vidéo de son exploit, des onze jours d’approche pour rejoindre les 6962 mètres du point culminant de l’Argentine (et de l’Amérique du Sud) jusqu’à la descente finale. En exclu sur la FreeTV !
Initialement, nous étions partis pour l’ascension du Vignemale, mais le temps et les circonstances en ont décidés autrement. Au final, on a quand même profité de la belle montagne pyrénéenne pendant 3 jours (12, 13 et 14 juillet) et gravit le Petit Vignemale (3.022m)
Jour 1 : Pont d’Espagne - Refuge des Oulettes de Gaube Après les manoeuvres de voiture (on laisse une voiture a la Fruitière), on part du parking du Pont d’Espagne sous une fine pluie, pas demotivé pour autant et bien prêt à savourer la montagne. On arrive au lac de Gaube dans une vraie purée de pois. On voit à peine le lac, c’est dire. On termine la traversée du lac (par la berges s’entend) et là, bonne nouvelle, ça se degage, et ... mauvaise nouvelle, la pluie redouble.
Impossible de faire une pause déjeuner sympa, mais par bonheur, on trouve une cabane un peu au dessus du lac. C’est petit, sombre, mais sec! La pluie va nous accompagner jusqu’au refuge des Oulettes de Gaube. A l’origine, nous devions monter jusqu’au refuge de Baycelance, mais avec la pluie et l’etat de fatigue de certains d’entre nous, on opte pour rester au refuge des Oulettes.
Et là, coup de chapeau au gardien du refuge, qui, alors que le refuge etait initialement complet, nous a quand même gardés (on a finalement dormi dans de bons lits !)
Jour 2 : Refuge des Oulettes de Gaube - Refuge d’Estom en passant par la Hourquette d’Ossoue et le Petit Vignemale Pas beaucoup mieux au niveau du temps ce matin, mais on y croit et on monte. Arrivés à la jonction entre le col d'Araillé et la Hourquette d’Ossoue, on decide de pousser vers la Ourquette, et pour 4 d’entre nous jusqu’au sommet du Petit Vignemale. Et on n’a pas été deçu ! Plus on s’élevait, plus on devinait que le plafond était tout près.
Jusqu’a la Hourquette, on a trouvé de gros névés. On est passé au dessus du brouillard à 2.800m et on a profité du beau ciel bleu et de la mer de nuage. Toute la montée jusqu’au sommet, il y avait entre 20cm et 1m de fraîche, de quoi donner bien envie de redescendre en ski!
Puis redescente et remontée vers le col d'Araillé. A nouveau, on se retrouve dans le brouillard. Du coup, la descente vers la vallée du Lutour nous semble d’autant plus longue et encore plus longue que l’une d’entre nous se fait une entorse au genou ! Heureusement des douches chaudes et le sourire de la gardienne du refuge nous attendent en bas !
Jour 3 : Refuge d’Estom - La Fruitiere “Comme de par hasard”, le soleil est complement de retour. La descente jusqu’a la Fruitière est relativement courte, très agréable avec la rivière près du chemin dans le fond de la vallée.
Conclusion : Une boucle superbe : de vues sur les glaciers d'Ossoue et du Vignemale impressionantes, la plongée vers le lac d'Estom, magnifique ! Quand on part en groupe, toujours se caler sur ceux qui vont le moins vite, et changer ses plans pour ne pas arriver dans des situations galère. (on a été bien content de ne pas pousser jusqu’au second refuge le premier soir, cela aurait été une erreur et aurait pu causer des accidents) C’est un vrai plaisir de faire découvrir la montagne a des gens qui ne la connaissent pas encore...
A suivre, tentative du Mont Blanc dans une semaine...
Une bonne nouvelle pour les passionnés de montagne, le groupe Oxylane à qui appartient Décathlon vient d'acquérir l'enseigne Simond, spécialisée dans le matériel de montagne. Les acquéreurs ont annoncé que l'unité de production serait maintenue à Chamonix.
Aujourd'hui, c'est vrai que Décathlon propose du matériel de randonnée intéressant avec sa marque Quechua, mais ne va pas au delà. Aussi, dès que l'on recherche piolet, crampons ou pelle à neige, il faut donc s'adresser ailleurs.
Alors, elle va s'appeler comment selon vous cette nouvelle gamme?
J'ai la chance de pouvoir côtoyer Yann Arthus-Bertrand, de temps en temps, dans le cadre professionnel et je peux vous assurer que ce film qui est réellement un projet qui lui tient à cœur. Du coup, je suis bien contente de vous en montrer le premier teasing.
Il faut savoir que ce film sortira dans un an, le 5 juin 2009, et sa particularité vient du fait qu'il sortira sous tous supports (cinema, tv, internet) le même jour partout dans le monde et gratuitement ! Bref, un projet magnifique et immense, en espérant que son impact soit réel. Et si vous voulez voir des photos du tournage, c'est par là.
Quand on part en bivouac, le lyophilisé reste la meilleure solution pour s'alimenter (plat déshydraté dans lequel on ajoute de l'eau chaude ou froide) : c'est léger, peu encombrant, propre et parfois même bon. Au cours de nos diverses virées en montagne, on a pu en goûter quelques uns et on a décidé de vous en faire profiter. Je ne vais pas dresser de comparatif exhaustif, mais plutôt un palmarès de nos "lyo" préférés.
Les coups de cœurs Purée aligot de chez Voyager Parfait pour une entrée gourmande, un peu juste pour un repas entier.
Mousse au chocolat de chez Voyager Encore une vraie gourmandise : pas vraiment la consistance de la mousse, mais un gout très agréable.
Couscous au Poulet de chez MX3 Le meilleur plat selon nous, simple et rassasiant.
Les "à eviter" Le sauté de lapin aux carottes La viande a un gout de caoutchouc...
Compotes de pommes MX3 On n'a pas eu l'occasion de les goûter car a chaque fois, la poudre ne se dissout pas...
A noter que les packagings MX3 sont bien mieux faits que ceux de Voyager. A noter aussi que nous n'avons pas encore goûté les lyo Aptonia.
Astuce Pour le midi, les lyo sont aussi une bonne solution (toujours pour les mêmes raison de poids et d'encombrement) avec par exemple les taboulés comme celui de MX3 dans lesquels il suffit d'ajouter de l'eau froide.
Enfin, sachez qu'aux Etats-Unis, pays de la mal bouffe, le choix en lyophilise est paradoxalement bien meilleur qu'ici en France. Chez REI (le meilleur magasin outdoor qui soit, je reviendrai dessus dans un autre post) vous trouverez votre bonheur. Il y a même des marques qui se spécialisent dans le bio, comme les Mary Jane Organic (je vous conseille le Wild forest mushroom couscous...)
Une petite question, où achetez-vous vos lyophilisés? En ligne? Chez Décathlon?